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Remaniement ministériel à la sauce «relations publiques»…

L’art de se moquer des gens. En ça, le parti Libéral du Québec est devenu roi et maitre. À dix mois du déclenchement de la prochaine campagne électorale, mobiliser les ressources de l’état afin de procéder à un énième remaniement ministériel tient du cynisme le plus crasse.

Car la manœuvre n’est rien d’autre qu’un coup de relations publiques payé à même les fonds publics.

Tenter de redorer le blason d’un parti pourri, corrompu, usé jusqu’à la moelle, en brassant les portefeuilles ministériels comme on le fait d’un jeu de carte. En coulisse, les analystes politiques jubilent, ça fait de la bonne matière à pérorer, ça les propulse à l’avant-scène.

Combien insisteront sur le cynisme inhérent à la manœuvre?

Ce jeu de positionnement politique qu’est ce remaniement est bord en bord partisan. Rien à voir avec la gestion de l’état. Le citoyen y est laissé pour compte et pire, dans certains cas, il en fera les frais quand, à force de changer la tête du haut, c’est tout l’organigramme qui s’en trouve secoué.

Le ministère le plus dysfonctionnel du Québec, et l’un des plus importants, le ministère des Transports, a connu huit différents titulaires au cours du règne libéral Charest-Couillard.

HUIT!

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Et on se demande ensuite pourquoi ce ministère est ingérable, qu’il est devenu, en quelque sorte, une bébitte qui existe en elle-seule, comme étrangère à la fonction publique, selon une logique que personne ne comprend. Oh, sinon que ceux qui en profitent, ceux qui en tirent d’énormes avantages. Eux seuls semblent savoir comment fonctionne cette bébitte…

Solennel, le PM Couillard se présentera à l’Assemblée nationale pour présenter sa « nouvelle » équipe, forgée à même la sa vieille garde usée. Depuis avril 2014, ce sera déjà la quatrième fois que le PM sera contraint de remanier ses cartes, témoignage d’une législature houleuse digne de fin de régime. Le même PLQ des Couillard, Fournier, Moreau, Lessard et autre relique de l’ère Charest seront encore à l’avant-plan. Rien de nouveau.

À moins que l’UPAC ne retrouve ses coudées franches… Mais c’est une autre histoire…

En attendant la prochaine tuile, la prochaine fuite embarrassante, les reliques de l’ère Charest seront aujourd’hui souriantes. L’exercice est futile, aucun des nouveaux ministres nommés aujourd’hui n’aura le temps de prendre ses aises – là n’est pas le but – l’effet de ce remaniement se mesurera, du pont de vue libéral, par l’aiguille des sondages et la couverture médiatique qu’on en fera.

Tout le reste n’est que supputation.

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