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Le Québec va merveilleusement bien… selon Standard & Poor’s!

Il va bien le Québec! Vraiment bien. C’est Standard & Poor’s qui le dit.

Way to go Boy’s!

Ce que ce gens là appellent «bonne gestion des finances publiques», toujours à l’autel des conditions imposées par les Standard & Poor’s de ce monde, c’est en fait l’assujettissement des finances publiques aux impératifs des dogmes de l’économie néolibérale.

Rien d’autre.

Et cela ne se fait jamais, jamais, pour le meilleur intérêt de la population. Jamais.

Dérèglementations, privatisations, militantisme agressif auprès des gouvernements pour réduire sans cesse la part des entreprises dans le financement par impôts par exemple, et lobbying afin que les oligarques puissent profiter de tous les échappatoires fiscaux possibles -légaux ou pas.

En ce sens, le gouvernement Couillard, dont les politiques d’austérité drastiques avaient été qualifiées par l’économistes Pierre Fortin fin 2014 de «deuxième plus agressives de toutes les économies de l’OCDE» ont beaucoup plu aux Standard & Poor’s de ce monde.

Beaucoup.

Voici d’ailleurs ce qu’écrivait le journaliste économique Gérald Fillion l’an dernier à propos du parti pris de Standard & Poor’s  :

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Les Coiteux, Leitao et (anciennement) Daoust – tous ardents représentant de cette idéologie fiscale radicale – ont appliqué la recette au Québec en sachant très bien que cela affecterait de façon durable le filet social, et les choix qui avaient été faits ici depuis cinquante ans, de miser sur l’accessibilité à des services publics étendus.

Suffit d’aller faire un tour dans les écoles primaires et de jaser avec les profs; suffit de discuter -loin de leurs lieux de travail car le climat d’inquisition imposé par le ministre Barrette y est insoutenable – avec des intervenants du milieu de la santé; suffit de prendre le temps d’écouter les doléances des éducatrices en CPE, elles qui gèrent au quotidien les coupes sauvages qui affectent chaque jour nos plus petits; suffit de se rendre en CHSLD et de causer quelques minutes avec les préposés qui tiennent à bout de bras, toujours avec moins de ressources, un système au bord de la crise permanente, etc.

Réduire la participation de l’état dans le bien commun à peau de chagrin; conséquemment, soutenir des gouvernements qui balancent ainsi l’argent arrachée au bien commun vers les oligarques, vers les Bombardier de ce monde, vers le «paiement de la dette», son financement infini qui, au final, profite à ceux qui imposent la petite cote de crédit aux gouvernements…

Les mêmes qui ensuite financent les travaux de ceux qui excitent l’opinion publique à coup de «compteur de la dette qui s’affole». REGARDEZ LES CHIFFRES!!! Ça roule vite et à l’infini! Faut couper partout!!!

Les même qui JAMAIS n’oseraient placer à côté de leur «compteur de la dette qui s’affole», un autre cadran dont les chiffres roulent vite, vite… Jusqu’à donner la nausée.

Celui de l’évasion et de l’évitement fiscal.

Ça c’est leur petit compteur à eux. Et plus il s’affole celui-là, plus ils sont contents, plus ils ont réussi. Le mesure de leur succès se fait à partir de nos échecs collectifs. Et la gouvernance du parti Libéral de Philippe Couillard, Carlos Leitao, Martin Coiteux en est un exemple probant.

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A-t-on déjà oublié que, dès leur élection, ces fourbes ont mandaté – à 1100$ / jour – des amis du régime afin qu’ils pondent des rapports alarmistes, faussés, sur l’état des finances publiques au Québec. Notamment en ce qui concerne la dette. Des commanditaires du régime se sont ensuite tournés vers leurs canons médiatiques afin de recourir à leurs « faiseurs d’opinion publique ». Il y a bien eu quelques voix discordantes, des économistes qui ont levé le bras pour protester mais impossible de faire contrepoids aux oligarques et aux commanditaires du pouvoir.

C’est à partir de données fausses, ou exagérées que le PLQ a imposé au Québec l’une des plus radicales politiques d’austérité de toute économie comparable à la nôtre. Aujourd’hui ces gens là se frottent les mains, contents de la besogne accomplie.

Pendant ce temps, dans l’école primaire de notre village, conséquence de l’austérité, on a coupé dans l’appui à l’enseignement, et dans un programme de santé scolaire qui permettait à cette école, sise dans l’une des MRC les plus pauvres du Québec dont la clientèle est fortement défavorisée, d’offrir des collations et des déjeuners aux enfants les plus nécessiteux. Les profs de cette école sont souvent désabusés quand, en signalant un problème d’adaptation ou d’apprentissage, ils doivent référer les parents au privé ou à la « liste d’attente ». En sachant que celle-ci est si longue que l’enfant ne verrait pas le dit spécialiste au cours de son parcours à l’école primaire. Les mêmes profs qui voient leur commission scolaire jumeler les années scolaires même quand il d’agit de cycles différents, pour être capable, au bout, d’épargner le salaire d’un prof. Facile! Z’avez qu’à inculquer à des enfants de 2e année les principes de l’apprentissage individuel!

Ce Québec là, dont les services publics se détériorent sans cesse, c’est leur succès à eux.

Ça vous donne le goût de fêter?

Tchin Tchin!

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