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Reportage d’Enquête sur PKP : le boomerang

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J’ai attendu que la tempête passe avant de regarder le reportage -(sic) la job de bras- de l’équipe de Enquête sur « Pierre-Karl Péladeau le gestionnaire ». Comme on reçoit SRC-Vancouver, je l’ai regardé tard hier soir. cependant, mes réseaux sociaux explosaient de commentaires du type « J’ai jamais aimé PKP mais là… » Ça défilait les uns après les autres. Ce à quoi j’ai répondu : « Le reportage d’Enquête ce soir aura suscité le même dégoût que celui de la « job de bras » contre Marois-Blanchet à une semaine des élections en 2014… »

C’est qu’il y a l’effet multiplicateur aussi. Ça fait longtemps que ça dure cette vendetta contre PKP de la part de ses adversaires politiques mais aussi du monde des affaires. Là, ça dégouline de partout, c’est vicieux de mauvaise foi et en plus, on y ajoute le mensonge, les faits inexacts, les attaques mesquines. Fallait d’ailleurs entendre l’économiste Pierre-Yves McSween à l’antenne de Paul Arcand ce matin alors qu’il démontait l’argumentaire de l’émission Enquête contre PKP. Des erreurs de novices.

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À moins que l’on y savait que c’était de la frime? Radio-Canada peut faire vérifier son argumentaire par une panoplie d’économistes chevronnés. Mais si on corrige les faits, y’a plus de reportage en fait. Un peu comme le topo d’Alain Gravel sur Blanchet-Marois à une semaine des élections. Une simple vérification démontait le tout. le journaliste a d’ailleurs été blâmé par le Conseil de presse du Québec (il a contesté le blâme). Mais peu importe. Le temps de l’étude du dossier, du rapport du Conseil de presse, tout ça n’a pas diminué d’un iota la conséquence désastreuse pour le parti Québécois d’un tel reportage à une semaine des élections. Catastrophique m’a-t-on déjà révélé de l’interne.

Cette incursion malvenue du DGEQ dans la campagne électorale de 2014 a fait très mal au PQ, d'autant que la prémisse était fausse.
Cette incursion malvenue du DGEQ dans la campagne électorale de 2014 a fait très mal au PQ, d’autant que la prémisse était fausse.

Et on oublie parfois que dans le contexte, cela s’ajoutait à une autre incursion malvenue dans la campagne de 2014 au profit du parti Libéral; celle du porte-parole du Directeur général des élections Denis Dion. Sortant de son devoir de réserve, il avait affirmé au journal Le Soleil de l’empire Gesca que si le PQ était élu quelques jours plus tard, automatiquement cela déclenchait au DGEQ la mécanique référendaire. Ce qui était faux. Au PQ on s »est indigné de ça. Le DGEQ s’est excusé après les élections, mais trop tard. Le mal était fait.

L’acharnement

Sauf que la plus récente salve menée par les opposants politiques et du monde des affaires de Pierre-Karl Péladeau pourrait avoir l’effet inverse et ce de deux façons.

A) À tant frapper sur un adversaire, trop souvent à partir d’informations fausses ou mensongères, on finit par non plus l’isoler, l’affaiblir… On lui attire de la sympathie. Du moins ceux qui lancent les cailloux sont-ils pointés du doigt et conspués tant la mauvaise foi est évidente. C’est ce qui est en train de se passer avec PKP. En grande partie, les informations à partir desquelles on a essayé de le mettre sur la défensive ont été réfutées, démenties ou carrément contredites, preuves à l’appui. Péladeau a défendu son intégrité, lui aussi avec acharnement et combativité. C’est normal. Quebecor a également défendu la sienne. Certains pensaient avoir pris PKP la main dans le sac. C’est plus compliqué que ça. Difficile d’imputer à un seul homme toute la responsabilité de la gestion d’une multinationale comme Quebecor pendant une décennie. Au final, personne n’est dupe quant aux véritables motifs à la base de l’acharnement à attaquer Péladeau de la part de médias ou d’affairistes qui souvent dans le passé s’en sont pris aux indépendantistes. On veut la tête de PKP, on veut le contraindre à quitter le parti Québécois. Il dérange.

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B) Mais cette tactique déloyale se retournera certainement contre ceux qui l’ont appuyée et mise en oeuvre. Un genre d’effet boomerang en quelque sorte. Parmi ceux qui ont mené la charge contre PKP, il y a les journaux de Power Corporation (j’inclue Capitale Media car ils sont tous encore hébergé par LaPresse sur le web) notamment sur le dossier de l’évitement fiscal allégué de Quebecor, un concurrent direct. Pourtant, Power Corporation n’a manifestement pas de leçon à donner quant aux pratiques fiscales; la multinationale étant aux prises avec le fisc concernant l’usage de paradis fiscaux.

Nombre de personnes, suite aux multiples reportages qui tous ne visaient QUE Quebecor ont demandé qu’au nom de l’équité, le même genre d’enquête soit menée sur les activités de Power Corporation; ou dans le cas de PKP le gestionnaire, au profil des autres chefs de parti soit Philippe Couillard et François Legault. Même l’ineffable Jean Lapierre, pourtant actif quand il est question d’en rajouter sur PKP, s’en est mêlé. Il faut le souligner…

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Le cas Couillard…

En terminant, les médias qui ne visent qu’exclusivement le chef de l’opposition pour le déstabiliser, et même l’évincer de l’assemblée nationale, risquent bien de provoquer le même effet boomerang envers le chef du parti Libéral du Québec Philippe Couillard.

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Ironie du sort, le reportage d’Enquête sur « PKP le gestionnaire » a été diffusé le jour même où Hans Black, l’associé de Philippe Couillard dans Amorfix, a été visé par un mandat d’arrêt aux États-Unis pour fraude. On notera que Philippe Couillard dirigeait le CA d’Amorfix pendant la période visée. Et que dire des intérêts de Couillard dans Canadian Royalties et Jilin Nickell? Il était PM en fonction quand Investissement Québec a octroyé une subvention de 100M de $ à cette minière chinoise en décrépitude. Un conflit d’intérêt manifeste sur lequel, sauf erreur, LaPresse a catégoriquement de refusé d’enquêter ou même de se prononcer.

Mais pas d’amalgames!

Dans ce monde des médias, manifestement, on vise les « gestionnaires » de façon très intéressée. Pierre-Karl Péladeau est une cible de choix mais Philippe Couillard, qui pourtant serait un bon sujet d’enquête, est très peu visé.

Semble-t-il qu’on enquête jamais de ce côté là. Ou très peu.

 

 

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